Chroniques Découvertes
We Always Like BBC
Aujourd’hui, on va retracer la carrière de Bombay Bicycle Club (ou BBC, comme la chaîne d’information…) un groupe anglais formé en 2006 à Londres autour de Jack Steadman, Jamie MacColl, Ed Nash et Suren de Saram. Déjà 2 albums à leur actif, 2 très bons disque et bientôt un successeur, en septembre (nous vous en avions déjà parlé dans l’article sur Lucy Rose que voilà). En attendant, pour mieux connaître le groupe, découvrez ici, et en vidéo, quelques-uns de leurs meilleurs titres.
Après deux EP, The Boy I Used To Be et How We Are sortis en 2007, le premier en février, le deuxième en octobre; leur projet ne se concrétise vraiment qu’en juillet 2009 avec la sortie de leur premier album, I Had The Blues But I Shook Them Loose. Et rien qu’en regardant la pochette, on comprend vite que cette galette va vous faire bouger votre pitit derrière… Et en effet, avec des morceaux aussi tubesques que Evening/Morning ou Always Like This et malgré un Dust On The Ground tristounet et un The Giantess folk, on voit mal comment on peut écouter cet album en étant sagement assis dans son fauteuil. Mais ce qui fait que BBC se démarque des autres groupes anglais c’est la voix de Jack Steadman, une voix vraiment magnifique, tremblante, dotée d’une sensualité sans nulle autre pareille.
Enchaînons donc avec Flaws, et comme pour I Had The Blues But I Shook Them Loose, la pochette annonce la couleur de l’album, en effet, ce visage triste, traduit la mélancolie qu’essaiera de vous transmettre le groupe. Et sur ce deuxième disque, vous ne retrouverez plus cet Indie Rock British de leurs débuts, le groupe effectue donc un virage et se dirige cette fois plutôt vers des balades très folk, et donc un album 100% acoustique. On avait déjà eu droit sur IHTBBISTL à un titre acoustique, The Giantess, et qui aurait très bien pu se fondre dans l’atmosphère de Flaws. Et, comme un signe, comme pour vous faire sentir la différence entre leurs deux disques, on a droit à une reprise de Dust On The Ground tout simplement géniale que voici :
Ce changement de registre pouvait présager le pire, surtout avec un si bon premier opus. (Plein de groupes en manque d’inspiration changent de cap avec leur deuxième album et se cassent la gueule). Le talent et l’inspiration, on les a ou on les a pas, et BBC, effectivement, l’a. Passer aussi génialement, et en si peu de temps (1 an seulement entre la sortie de IHTBBISTL et celle de Flaws) d’un registre à un autre totalement différent, il faut le faire… C’est pour vous dire si ces gars ne sont pas loin d’être l’un des groupes de la décennie et qu’ils nous ont pondu là, avec Flaws, l’un des albums de la décennie. La voix frêle et délicate, parfois même, hésitante, de Jack Steadman, correspond mieux (à notre humble avis) à la Folk, qu’à l’Indie Rock British très énergique auquel on a eu droit dans IHTBBISTL et est l’un des principaux atouts de cet album.


Des émotions à fleur de peau, des guitares très banjo, une batterie perceptible mais pas trop, telle est la recette de Flaws.
Ils sont fous ces anglais.











