Deux ans après Life of Leisure, Washed Out revient avec son tout nouvel album. La chillwave est un peu has been et la plupart des grands du genre sont déjà allés explorer d’autres horizons, avec plus ou moins de succès, qu’en est-il de Washed Out ?
D’abord, soyons clairs, j’attends cet album depuis un bon moment et je n’ai pas pu m’empêcher d’écouter ici et là pas mal de morceaux, pour tout vous dire j’étais un peu sceptique, mais je me rassurais en me disant que même Life of Leisure était assez inégal, ce qui n’en faisait pas un mauvais album pour autant.
La première partie de l’album est très estivale avec des morceaux comme Amor Fati, parfait pour une nuit à la plage, le son est résolument plus clean sur cet album, il y a moins de petits bruitages, c’est moins fourre-tout. La production, elle, est beaucoup plus soignée, l’ambiance générale de l’album est nostalgique, et l’on se demande même si cet album n’a pas été fait après une séparation, surtout à la vue de l’artwork, très beau d’ailleurs, qui tranche avec les couleurs, le soleil et la plage présents sur l’artwork de Life of Leisure.
La deuxième partie de l’album est tout bonnement magnifique, mis à part le très répétitif You and I, rien n’est à jeter : Ni le fabuleux Far Away (un des meilleurs morceaux de l’album) ni le très beau final A Dedication et son piano entraînant. Washed Out réussit aussi à introduire sur cet album plus d’instruments et de sons, on remarque par exemple le violon sur Far Away ou la batterie trés rythmée sur Soft.
Finalement, là où d’autre comme Millionyoung ou Toro y Moi n’ont pas vraiment réussi à me convaincre avec leurs nouveaux opus, Washed Out signe ici sûrement l’un des meilleurs albums de l’année, à écouter impérativement.
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