In the beginning God created the heaven and the earth.
And the earth was without form, and void, and silence was upon the face of the deep. And the Spirit of God moved upon the face of the waters.
And God said, Let there be light : there was MUSIC … and Sebastien Tellier.
Cheveux longs, barbe épaisse, lunettes noires mais surtout bonne musique, profonde et attractive. Sebastien Tellier a tout de l’artiste complet, chacune de ses chansons est une petite découverte sensuelle, voire même euphorique. Il gagna en notoriété après avoir représenté la France au Concours Eurovision de la Chanson en 2008 avec son morceau Divine. Sa carrière musicale prit un tournant assez productif après sa collaboration avec Guy-Manuel de Homen Christo (membre de Daft Punk) sur l’album Sexuality, en se concentrant plus sur les sons électro-acoustiques. L’album eut un très bon succès et fut très bien accueilli par la critique.
Cette fois-ci, notre Jesus moderne nous dévoile un nouvel album, Love Songs. Une sorte de best-of dans lequel il nous présente ses morceaux les plus intimes en quelque sorte, ainsi que 3 morceaux live inédits enregistrés au Japon. Fidèle à lui-même, Tellier mise toujours sur le coté romantique et sensuel. Mister Lova Lova revient donc avec une compilation préparée avec soin.
Rien de plus simple comme intro que l‘Enfance d’un chien, une balade mélancolique avec un petit air des Pink Floyd sur Atom Heart Mother. L’orientation electro-acoustique sur l’album est palpable, sur Universe à titre d’exemple ou bien Fantino. On trouve aussi La Ritournelle, Divine et L’amour et La Violence où on sent la Daft Punk’s touch, ce qui apporte un petit plus, puisque la fusion entre le monde de Tellier et de Guy-Manuel a pu être réalisée harmonieusement. Un tournant electro-acoustique ne veut pas dire que Love Songs abandonne ce qui a pu faire la beauté et la délicatesse de ses précédents, Sebastien ne peut tout de même pas abandonner ses petites chansons sur piano entraînantes accompagnées de sa voix orgasmique. Je cite La Dolce Vita ou bien encore League Chicanos. La touche jazzy avec un groove des années 80′s ne manque pas à l’appel, Bye Bye est là pour nous rappeler que la vie vaut la peine d’être vécue et qu’un bon son avec du punch ça donne envie de danser jusqu’au bout de la nuit.
Pour les morceaux live, le remix de L’amour et la Violence est une réussite, les sonorités un peu exotiques donnent une nouvelle facette à la chanson originale et on ne peut qu’aimer après tout. Le sitar qui ouvre Ketchup vs Genocide nous coupe le souffle surtout après l’entrée un peu Rock’n'Roll de Tellier sur fond de guitare. En revanche le coté psychédélique que nous découvrons sur Look, nous offre un bon voyage à la Sebastienland en quête de plaisir et de transe.
Sur ce, je vous laisse. Bonne écoute !
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