Viennent des moments où l’on a besoin de cette chanson bien spéciale. Celle qui donne des frissons puis réchauffe le cœur, celle qui met les larmes aux yeux ou le sourire aux lèvres. Celle qu’il sera impossible de lâcher dès la première écoute, celle qui fera partie de tout ce qui peut définir l’être.
C’était il y a deux ans que le hasard me cria au nez une si belle surprise, une si belle découverte, d’une voix si charmante. Rachel Yamagata chantait alors son tout premier single Worn Me Down. Dynamique et fraiche, cette ambiance juvénile parsemée de pathétique réussit à me séduire tout d’un coup, et c’est là que la curiosité s’impose en quadruplant les recherches et les consommations avides, les autres facettes de la chanteuse commencent à se dévoiler.
Munie d’une guitare et de talent, Rachel est le genre de chanteuses à traverser les continents pour faire découvrir son monde propre à elle, et que ses chansons ne cessent d’affirmer. Aujourd’hui, elle revient avec un nouvel album Elephants, qui se révèle encore plus exotique grâce à la présence d’une diversité et d’un charisme intrinsèques. Être douée est, sans aucun doute, nécessaire pour extraordinairement créer une alchimie harmonieuse avec si peu d’instruments.
Ainsi, la chanson Elephants représente la partie la plus scabreuse et la plus tragique, et réussit de façon réaliste à interpréter une certaine désolation, une abnégation lamentable en un moment de dépit. Rentrent dans le même registre What if I leave, Little life, ou encore Over and Over. Il y a toutefois de la place pour une touche de Rock’n’roll dans des chansons comme Accident, Faster et Sidedish friend. De l’ironie piquante, et un peu de zèle qui vire à de la soul touchante, voilà ce que peuvent offrir les douces mélodies de la belle Rachel. A consommer sans modération.
Restera mon aveu, celui du gargantuesque coup de cœur. Le chef d’œuvre dont je parle ne pourrait être autre que Sunday Afternoon. Plus qu’une chanson, c’est un livre, un poème, une histoire, c’est une tirade si excellemment interprétée, un monologue chaviré, le meilleur de ce que l’on peut spontanément créer.
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