My Skin, une ballade dans l’inconnu

nathalie merchant

Parfois, ce n’est pas la chanson qui définit notre choix de l’aimer ou pas, c’est notre façon de l’écouter. Ce constat enrichit mon expérience de consommatrice avide, et continue de se démontrer.

Le plaisir me prend  de donner à chaque note une attention spéciale, à chaque parole une seconde de réflexion béate, puis raisonnée, et satisfaite.

S’analyser, se démonter, s’expliquer pour se comprendre. Comprendre ses besoins pour soigneusement les refouler. Exprimer des idées pour déboucher sur des questions lasses, et laisser libre accès à toute perception, à tout vagabondage fantasmagorique. C’est cela ce que certains essaient de faire, les artistes plus particulièrement. La musique est une façon parmi d’autres de le faire.

Une nuit blanche comme la neige s’offrait à moi. Et après avoir absorbé toute l’énergie qui gisait non-proportionnellement dans le dernier album des Radiohead, après avoir dégusté les points d’intersection et les points de divergence, et après avoir murmuré “Don’t hurt me” en écoutant Give up the Ghost. Je décidai que ce serait My Skin, que ce serait Natalie Merchant.

Image de prévisualisation YouTube

C’est là où s’arrête le monde, c’est là où tu décides que tu arrêteras le tourbillon qui te forgea le cerveau depuis que tu as ouvert les yeux, c’est là où tu décides que tu donneras du temps pour abdiquer en quelques minutes à une vague. Une vague qui t’emportera assez loin pour que tu oublies tout, absolument tout.

Cette chanson, moins muette que celle des Radiohead, trouble en quelque sorte la tranquillité d’un silence de plomb, mais les chuchotements sont bas, les répétitions sont d’une régularité rassurante.

La New-Yorkaise Natalie Merchant confirme son talent grâce à une discographie qui compte sept albums, et de nombreuses collaborations avec des artistes comme Tracy Chapman ou Neil Young. Pour plus d’informations, voici le site officiel de la musicienne.

Zineb El Boukili (Zineb El Boukili)



Commentaires :