Des livres et des OST #1

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Qu’est-ce que je devrais écouter en lisant un livre ?

Je me suis posé cette question un bon bout de temps, une émission radio requérant souvent une double concentration, même des chansons normales ne me convenaient pas, car je devais mettre de côté un des côtés les plus importants d’une chanson, les paroles. Je me suis intéressé alors à la musique muette, du house, de la musique classique, et mon cœur s’est instinctivement penché sur cette dernière. Les rythmes étant souvent moins saccagés, les notes plus claires.

Et en défilant les pages d’un livre, on se surprend à accorder sans qu’on le veuille ou sache, les événements lus et les rythmes entendus.

Cependant, ne désirant point écouter du Bach et du Mozart, sans pour autant nier leur incontestable virtuose dans ce genre, j’ai commencé à chercher des OST de films intéressants. Puis, je me suis souvenu.

Je me suis souvenu d’un livre, le Souffle des Dieux, un livre de Bernard Werber. A part l’intrigue très bien ficelée que l’auteur réussit à mener au fil des pages de ce roman, il y avait autre chose qui caractérisait cet ouvrage.

Ainsi, je me rappelais avoir lu, après les remerciements de l’auteur, le genre de musique qu’il écoutait au cours de la réalisation de son oeuvre, ayant lu cette dernière il y a 3-4 ans, je me souviens avoir vu dans cette liste qu’un mélange hétéroclite de BOs de films plus ou moins connus (Lord of the Rings, Last Samurai…).

Avec ce petit souvenir en tête, j’entrepris alors d’ouvrir à nouveau l’œuvre et de revoir le nom de ces OSTs dont j’avais tant besoin maintenant, j’y trouvai alors, en première ligne, l’album Dune du groupe Toto qui servit à la bande son du film éponyme. Et je peux vous dire que rien que de commencer par le Main Title, j’étais déjà séduit.

Des chansons épiques. Voilà le mot. Qui s’accordent curieusement à n’importe quelle récit que vous lisez, on y trouve parfois de longues mélodies tristes dignes des plus grands compositeurs de musique classique, comme l’excellente chanson The Box. On y trouve aussi des rythmes rapides et effrénés laissant présager de grands combats comme First Attack. L’atmosphère y est pesante, stressante même, on reconnaît aussi, rien que par ses musiques, que l’album est fait pour la science-fiction. En prenant Paul Atreides pour exemple, ce son en crescendo qui apparaît dès le début du morceau, auquel s’ajoute un violon grave, donne à ce titre, une dimension propre à lui.

La deuxième OST était tout aussi bonne, c’était celle du film The Last Samurai.

Le répertoire y est là, incontestablement plus triste, on y remarque l’apparition d’instruments à vents propres à la culture japonaise, les premières chansons, Away of Life et Taken notamment, recèlent un caractère mystique…

Leurs rythmes sont doux, leurs mélodies chaudes et envoûtantes. Tandis que The Way of the Sword est dès ses premières minutes beaucoup plus forte.

El Mehdi (El Mehdi Baha)

Etudiant de 15 ans, cinéphile, grand passionné de séries, j'aime lire sur fond de musiques me transportant ailleurs...



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