En cette période caniculaire où la chaleur assommante inhibe toute activité potentielle, je propose, comme autre alternative aux cinq douches hebdomadaires, du nouveau son et de nouvelles sensations. A travers cette chronique, vous vous engagez à vous plonger dans un univers qui tient son caractère exceptionnel de sa douceur, son unicité et du mystère qui l’entoure. Aussi étincelante qu’un rayon de soleil, aussi subtile qu’un pétale de rose, Anna Calvi est la sensation de l’année. Accompagnée de sa guitare et d’une voix envoutante, elle a sorti son premier album éponyme il y a déjà sept mois de cela. Rattrapons notre retard.
Jeune anglaise aux origines italiennes, talentueuse chanteuse de 22 ans, c’est à l’âge de 6 ans qu’Anna Calvi embrasse son premier rapport à l’art de la musique en apprenant à jouer du violon, puis la guitare à l’âge de 8 ans. Bercée dès son plus jeune âge par les grands noms de la musique (The Rolling Stones, David Bowie ou encore Jimi Hendrix), Anna Calvi a toujours été quelqu’un de timide. Selon une interview accordée au magazine Rolling Stone, ce n’est que cinq ans plus tôt qu’elle décida de vaincre sa phobie et d’apprendre à chanter. Une grande diva est alors née.
Avec son album éponyme qui sonne déjà comme un classique, chaque chanson saura accompagné les différents aspects de votre vie : vos nuits solitaires, vos regards tournés vers un futur ambitieux, ou que sais-je.
Rider To The Sea donne le coup d’envoi à plus trente minutes de pur génie musical. La particularité de ce morceau réside en son caractère purement instrumental. A la fois profond et obscur, ce premier titre installe une ambiance mystérieuse et hypnotique pour finir sur une intensité frissonnante.
Et c’est justement cette ambiance peu rassurante, mais qui se veut à la fois gracieuse, que l’on retrouve tout le long de l’album. En effet, ses compositions traitent essentiellement de deux sentiments antagonistes : l’amour et la rage. Le rouge et le noir. Alors que chez la plupart des artistes, ce sont les paroles qui content un récit, il semblerait que chez Anna Calvi, ce sont à la fois les paroles et la musique qui fusionnent pour raconter une histoire d’une beauté unique et inégalée. J’irai même jusqu’à avancer qu’une chanson d’Anna Calvi est une bougie qui brille d’une lumière éphémère, mais étincelante.
Du haut de ses dix titres, ce premier album se présente comme une invitation à entrer dans son univers lyrique. Sur les traces de PJ Harvey ou de Jeff Buckley, Anna Calvi semble prendre un envol qui annonce, sans l’ombre d’un doute, une carrière grandiose.
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