Angus & Julia Stone : Live report

Angus Julia Stone

En concert au Trianon à Paris du 26 Avril au 1er Mai, il fallait prendre ses places des mois à l’avance pour espérer voir le duo australien.

Le 30 Avril, veille de la fête du travail mais surtout jour tant attendu par plus d’un millier de personnes pour écouter une musique envoûtante. La salle est pleine, la sueur mais surtout l’attente se fait ressentir, il est 20h, la première partie commence…

Malgré son allure de Robinson Crusoé, limite vieux clodo ramassé au bord d’une route, Steve Smyth fait réagir le public avec ses chansons très folk, une voix bien prenante mais malheureusement pas suffisante pour des couples qui s’impatientent dans la salle, car oui c’était la journée de l’amour.

21 h, il fait de plus en plus chaud dans cette magnifique salle, tout le monde attend le nouveau phénomène qui fait vibrer les cœurs ! Angus et Julia Stone entrent en scène sous des applaudissements assourdissants, accompagnés d’un groupe au complet : bassiste, batteur, et même violoniste.

Dès la première chanson, All of Me, le ton est donné, Julia chante aussi bien qu’en studio. Elle est belle, sensuelle avec ses gestes d’Alice au pays des merveilles, le charme opère instantanément. Son frère Angus est beaucoup plus introverti, il faudra un miracle pour croiser son regard.

Les chansons défilent, le décor étoilé est somptueux, arrive enfin Just a Boy, place à l’harmonica pour la belle, la guitare pour la bête, aux baisers volés, aux filles qui crient désespérément “Angus !”, aux bilingues qui fredonnent les paroles : Girl you make me feel, things I’ve never felt before… Durant un court instant, on se retrouve sur une plage déserte, le soleil déclare sa dernière flamme, on a envie de sourire, de pleurer, de vivre, de tout oublier et juste apprécier ce moment intemporel.

Tout le monde est hypnotisé, il est clair que nous avons des anges en face de nous, Julia décide de reprendre The One That I Want, tube planétaire de la comédie musicale Grease, calme et groovy à la fois, cette version est somptueuse.

Quelques chansons plus tard et aussi l’évanouissement d’une teenage girl , Big Jet Plan nous transporte.  C’est l’apothéose, plus personne ne parle, la voix d’Angus vibre dans la salle, nous prenons l’avion pour un autre tour, un autre monde.

1h30 de bonheur, un rappel sur deux titres, et toujours pas de Paper Aeroplane, pas grave, on se contentera largement d’une présentation à faire envier les plus grands groupes, d’un voyage spirituel et romantique sans retour…

Ali.B (Ali Berrada)

While ART is My Question... Music Is My Answer... I LIVE IN A WILD DREAM CALLED : THE VOID Check it out : www.aliberrada.com



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