4 perles pour voyager au Sahara

Gnawa Diffusion

C’est au beau milieu d’une immensité saharienne que je suis entrain de vous écrire ceci. Résidant dans un petit village de pêcheur au sud qui a su garder un tant soit peu de son folklore saharien, je n’ai pu résister à faire quelques découvertes musicales pour accompagner cette atmosphère si sauvage. Je partagerais avec vous ces quelques morceaux de musique africaine, fusionnés avec d’autres genres (Blues, Jazz et j’en passe).

Pour reprendre un bon vieux Renan : « Le désert était, dans les croyances populaires, la demeure des démons. Il existe au monde peu de régions plus désolées, plus abandonnées de Dieu ».  Hélas, cet homme là n’avait sûrement  pas pu connaitre les artistes que je vais vous présenter.

Pour ouvrir le bal et ainsi vous situer quelque peu dans l’entreprise que je me suis faite, rien de bon qu’un morceau de Gnawa Diffusion. Saharagga. Une chanson, certes connue, mais qui vaut grandement la peine qu’on la réécoute. Ne serait-ce que pour vous rappeler un peu de l’authenticité et du professionnalisme de ce groupe.

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Accompagné du grand Steve Shehan, celui qui a offert ses percussions aux plus grandes stars de la musique, nous vient alors un musicien touareg atypique. Du nom de Nabil Othmani. Chantant en Tamasheq, et jouant avec son oud, cette perle du désert partage avec nous, dans son morceau Awalin, sa culture, son patrimoine ainsi que son état d’âme dans ces plaines désertiques qu’il côtoie chaque jour. Un artiste à découvrir. Je vous laisserai avec une de ses meilleures créations.

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Un Joachim Kühn en transe et dans la splendeur de ses talents de pianiste. Une retentissante voix africaine de Majid Bekkas jointe à son Guembri…Avec un Ramon Lopez à la batterie. Le tout pour nous donner une somptueuse, si ce n’est qu’une parfaite coordination de musique africaine et de Jazz. Un exploit musical qui nous fait voyager pour flirter avec les prémices de la perfection ou bien encore de la complaisance. L’ancien Gnawi nous a alors montré qu’il pouvait toujours se mélanger et fusionner avec n’importe quel genre de musique pour une dose d’extase artistique ! Avec modération, camarades…

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Un éveil mélancolique accompagné d’une fluidité musicale dramatique. Nous la devons à l’artiste Amina Claudine Myers. Et c’est bien avec cela que j’ai choisi de clore cet article. Un morceau qui saura faire le vide en vous, tout en faisant le tri dans votre esprit. 15 minutes de votre temps seront à prendre pour le confort de vos tympans. Pour vos récepteurs gangrenés par tant de futilités. Je vous conseillerai de laisser de côté vos conversations ou autres lectures, pour ouvrir votre cœur, votre âme. Et ce pour accueillir en vous, ce sentiment de déréliction habillé en un mélange de Blues et de musique Africaine. Et puis, quoi de plus beau ?

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Soufiane Sbiti (Soufiane Sbiti)

19ans. Rédacteur en chef d'Artisthick et rédacteur chez Lcassetta. Membre de Cap Démocratie Maroc, puis blogueur quand il le faut.



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